vendredi 14 octobre 2011

Diviser par 2 ses coûts de traduction grâce au XML

Il est désormais prouvé que rédiger du contenu et des documents en XML - avec des langages ouverts - est une source très significative de gains de productivité et de qualité.
C'est déjà intéressant, mais dans un contexte international, les traductions vont aussi représenter un coût non négligeable de la production documentaire dans son ensemble. Comment le XML peut nous aider à diminuer ces coûts?

Grâce à la structuration stricte apportée par le XML, il est possible de mettre en oeuvre toute une panoplie de mécanismes pour optimiser le travail des traducteurs.

Pour se rendre compte des gains de ces différents mécanismes, nous prenons un exemple d'un document de 100 pages et 20.000 mots. Nous allons suivre son coût de traduction initial et de mise à jour, si 30% de l'original change.
Coût de traduction initiale
(Traitement de textes)
Coût de mise à jour
(mémoire de traduction)
14cts le mot traduit
2800€
14cts le mot traduit, 7cts les parties inchangées
1820€

Se concentrer sur la traduction, pas la mise en page

Bien souvent les traducteurs vont faire payer un peu plus cher pour assurer la remise en page du document suite à la traduction. Que ce soit avec un traitement de texte ou un outil de PAO, c'est bien souvent qu'il faut réajuster la mise en page du fait de la différence de longueur des chaînes traduites par rapport à l'original. Ou simplement du fait de versions d'outils différentes, de styles mal mis en oeuvre, etc.

Quand une petite structure donne un document MS Word à un traducteur, elle souhaite récupérer la traduction prête à imprimer et donc que le traducteur s'occupe aussi des détails de mise en page.

Le traducteur n'est pas un metteur en page

Sans XML, donc dans un outil WYSIWYG, le traducteur va passer du temps à gérer la mise en page. Il y est même souvent obligé, ne serait-ce que pour avoir un texte propre à lire sur son écran. Comme il n'est pas un expert du sujet, non seulement il y passe beaucoup de temps, mais il peut aussi faire des choix inconsistants par rapport au résultat voulu. Il faudra de toute façon reprendre ensuite, avec ou sans mise en page automatique, mais toujours avec une vérification minimum humaine et souvent un expert de la mise en page pour la finaliser. Une mise en page approximative du traducteur peut compliquer la tâche de mise en page ultérieure. Ce processus coûte donc plus cher 2 fois : une fois chez le traducteur qui ne traduit pas quand il fait de la mise en page, et une fois chez le metteur en page qui doit s'arranger avec une mise en page qui a été altérée sans respecter les règles de l'art par le traducteur.

Avec le XML, le traducteur ne se pose pas la question de la mise en page. Il est obligé de se concentrer sur le texte à replacer dans la structure XML d'origine, qu'il ne touche pas. De ce fait, c'est bien à l'expert du sujet, avec ses outils performants auto ou semi-auto de traiter le sujet. C'est beaucoup plus dans la logique d'une chaîne de production documentaire de faire faire au bon endroit, par la bonne personne, avec les bons outils, les bonnes tâches.

Petit plus: les outils de mémoire de traduction adorent le XML: il est très simple d'extraire les chaînes de texte pour les présenter au traducteur, puis régénérer le format XML traduit. Plus la peine de gérer les N versions des innombrables outils de traitement de texte, PAO, localisation.... Avec des résultats parfois approximatifs.
Coût de traduction initiale
Coût de mise à jour
12cts le mot traduit
2400€
12cts le mot traduit, 6cts les parties inchangées
1560€

Se concentrer sur ce qui a changé

Que ce soit avec DITA ou DocBook par exemple, un document n'est bien souvent qu'un assemblage de modules. Le plus souvent un document de 300 pages est un assemblages de modules ou "topics": une dizaine ou plusieurs centaines. Et en gérant correctement les évolutions, que ce soit manuellement ou à l'aide d'un CMS, il sera possible de ne transmettre au traducteur que les modules qui auront changé d'une version à l'autre.
Même à l'aide des mémoire de traduction, le traducteur doit vérifier que tout est correct. 
Coût de traduction initiale
Coût de mise à jour
12cts le mot traduit
2400€
12cts le mot traduit, 6cts les parties inchangées
Seulement 50% des modules affectés
1140€

Exploiter la structure XML

Chaque langage XML permet de spécifier des parties qui ne sont pas à traduire par exemple. En utilisant en outre les possibilités offertes par le codage ITS, cela permet de rendre le travail du traducteur plus efficace et  diminuer les risques d'erreur.
Coût de traduction initiale (*)
Coût de mise à jour (*)
12cts le mot traduit.
2280€
12cts le mot traduit, 6cts les parties inchangées
Seulement 50% des modules affectés
1083€
(*) Compte tenu de 5% de textes non traduisibles (code source, etc.)

D'une modification à l'autre

En utilisant un outil de gestion de contenu XML, l'on dispose de toutes les versions de chaque document: lorsque l'on doit mettre à jour la traduction de la version A vers la version B, on peut connaître l'exacte liste des parties modifiées dans l'original. Il est ainsi possible de fournir au traducteur:
  • soit un rapport des modifications, de façon à ce qu'il puisse identifier immédiatement les parties à vérifier ou retraduire et les parties inchangées
  • soit une version XLIFF du document qui contiendra les directives adéquates pour le logiciel de mémoire de traduction.

Coût de traduction initiale
Coût de mise à jour
12cts le mot traduit.
2280€
12cts le mot traduit
720€

Automatiser toute la chaîne

Pour couronner le tout, magie des documents structurée et des CCMS, il est possible d'automatiser tous ces traitements dans une chaîne qui fait interagir de manière collaborative rédacteurs, traducteurs et chefs de projet. En intégrant un CCMS avec un outil à mémoire de traduction, il est possible de constituer une chaîne intégrée qui permettra de tirer le meilleur parti de toutes ces technologies, tout en rendant l'entreprise à nouveau maître de ses flux de production documentaires.


C'est ce vers quoi nous tendons avec notre projet Calenco.

Simulation d'économies sur la durée de vie d'un projet

Tout en gardant notre document de 100 pages, quelles seraient les économies réalisées sur 3 ans, si le document est mis à jour tous les 6 mois à hauteur de 30%.
Méthode utilisée Coût de traduction initiale Coût de mise à jour Total
Document sous traitement de texte
avec outil à mémoire de traduction
2800€
1820€ * 5
11.900€
Document XML2280€
720€ *5
5.880€
Cet exemple est évidemment simplifié, un projet réel sera moins simple, et une quantité d'autres facteurs rentrera en ligne de compte. Même si l'économie réalisée n'est pas de 50%, elle sera de toutes façons significative.

Remerciements

Merci à OpenTag et Lingua & Machina pour leur aide dans la rédaction de cet article

lundi 16 août 2010

New UI for Calenco + DITA Support

We've been working hard for this new Calenco release. Along with usual bug fixing and enhancement, we've been able to significantly enhance the GUI to further speed up your work:
  • sortable, flat file list;
  • full text search
  • New Menu organization
But the most significant changes relate to XML format support (see below).

DITA

Calenco now provides full support for DITA 1.1 documents:

  • Browser preview
  • Validation
  • Map and topic transformation to many output formats: PDF, HTML, ePub, etc.

DocBook4

Allows you to use DocBook 4 files in addition to the already supported DocBook 5 format. Includes support for modules declared as external entities.

jeudi 8 juillet 2010

Calenco V2.0.4 bugifx release is out

We're pleased to announce the availability of Calenco V2.0.4 bugfix release.

While you download Calenco V2.0.4 you can take a look at the Release Notes to see what's changed.

Enjoy!

vendredi 11 juin 2010

Calenco sur la toile

Depuis le lancement de la version 2.0 de Calenco au mois d'avril dernier, nous avons remarqué (non sans une certaine fierté) que plusieurs sites spécialisés se sont intéressés à notre outil et l'ont apprécié.

On peut notamment citer le blog Web-to-print, systèmes éditoriaux cross-média et publication dynamique, le portail dédié aux technologies Linux LinuxLinks ainsi que le wiki FramaSoft, ou encore le magazine du développement Programmez.

jeudi 3 juin 2010

Vous prendrez bien un café ?

Depuis près d'une semaine, Neodoc a mis en place un lieu de rencontre et de partage autour de la rédaction technique, le Café des Rédacteurs.

Nous avons décidé d'offrir une tribune à toutes les personnes s'intéressant, de près ou de loin, à ce secteur. Il s'agit d'un forum où vous pouvez :


- partager vos problèmatiques et demander conseils,
- trouver des informations utiles sur les outils dédiés,
- trouver des offres d'emplois ou de stages,
- vous renseigner sur les différentes formations,
- ou simplement échanger sur votre expérience, partager des idées et rencontrer de nouvelles personnes.

Nous vous invitons à vous y inscrire sans plus tarder !

Nous sommes à la recherche de modérateurs. Si cette tâche vous intéresse, n'hésitez pas à prendre contact avec l'administrateur du forum.

mercredi 2 juin 2010

Du nouveau pour Calenco

Après les nombreuses améliorations et corrections apportées à la version 2.0.1 de Calenco, l'équipe de NeoDoc continue de travailler d'arrache-pied pour optimiser la plate-forme et ainsi vous proposer un outil toujours en adéquation avec vos besoins.

Dernièrement nous y avons apporté :
- un add-on permettant l'ajout de polices personnalisées. Ainsi, il est maintenant possible d'intégrer n'importe quelle police spécifique et non-standard et d'imaginer les chartes graphiques les plus originales.

- une nouvelle fonctionnalité qui pourra se révéler fort utile si vous rencontrez un problème lors de la publication. Il s'agit d'un journal des publications qui effectue un compte rendu de la transformation de votre fichier XML et signale les erreurs contenues dans vos fichiers XML ou identifie les problèmes lors de la compilation. Vous y accéder simplement depuis la fenêtre des Publications en cliquant sur le Status du document.

Pour ce qui est des développements à venir, nous travaillons actuellement sur l'amélioration de l'interface graphique afin que celle soit soit encore plus intuitive et conviviale, mais aussi plus pratique grâce à l'ajout d'une fonctionnalité de recherche.

Dernière évolution à venir (et pas des moindre) c'est l'ajout d'un add-on DITA. En effet, Calenco pourra très prochainement gérer les fichiers DITA, mais on ne manquera pas de vous avertir dès qu'il sera disponible !

Alors n'hésitez pas à nous faire part de vos remarques ou de vos besoins afin que Calenco reste votre outil favori.

mercredi 5 mai 2010

DITA pour les auteurs

Le constat que nous faisions dans l'article précédent au sujet de l'apport du XML dans l'univers de l'édition semble encore plus pertinent à la lumière de ce nouveau projet : DITA for Publishers.

En effet, cette initiative propose d'adapter l'outil de rédaction XML aux besoins spécifiques du monde de l'édition étant donné que la plupart des contenu éditoriaux sont modulaires. Pour citer quelques exemples :

- les articles de magazines (réutilisables et donc ayant de la valeur. Ils peuvent êtres envoyer par mail, poster sur le Web),
- les encyclopédies,
- les guides de voyages (ils peuvent être combinés de manière intéressantes et ainsi apporter une valeur additionnelle),
- dictionnaires,
- les journaux,
- les supports éducatifs (manuels,etc.),
- les normes.

Comme l'explique Eliot Kimber dans ces différents articles, les éditeurs commencent à prendre DITA au sérieux et si ce n'est pas encore le cas, alors ils feraient mieux d'y penser à deux fois.

Pour avoir plus d'information sur ce projet, vous pouvez lire les articles suivants :
Dita for Publishers : new community project
DITA for Publishers with Eliot Kimber