C'est déjà intéressant, mais dans un contexte international, les traductions vont aussi représenter un coût non négligeable de la production documentaire dans son ensemble. Comment le XML peut nous aider à diminuer ces coûts?
Grâce à la structuration stricte apportée par le XML, il est possible de mettre en oeuvre toute une panoplie de mécanismes pour optimiser le travail des traducteurs.
Pour se rendre compte des gains de ces différents mécanismes, nous prenons un exemple d'un document de 100 pages et 20.000 mots. Nous allons suivre son coût de traduction initial et de mise à jour, si 30% de l'original change.
Pour se rendre compte des gains de ces différents mécanismes, nous prenons un exemple d'un document de 100 pages et 20.000 mots. Nous allons suivre son coût de traduction initial et de mise à jour, si 30% de l'original change.
| Coût de traduction initiale (Traitement de textes) |
Coût de mise à jour (mémoire de traduction) |
|---|---|
| 14cts le mot traduit 2800€ |
14cts le mot traduit, 7cts les parties inchangées 1820€ |
Se concentrer sur la traduction, pas la mise en page
Bien souvent les traducteurs vont faire payer un peu plus cher pour assurer la remise en page du document suite à la traduction. Que ce soit avec un traitement de texte ou un outil de PAO, c'est bien souvent qu'il faut réajuster la mise en page du fait de la différence de longueur des chaînes traduites par rapport à l'original. Ou simplement du fait de versions d'outils différentes, de styles mal mis en oeuvre, etc.
Quand une petite structure donne un document MS Word à un traducteur, elle souhaite récupérer la traduction prête à imprimer et donc que le traducteur s'occupe aussi des détails de mise en page.
Le traducteur n'est pas un metteur en page
Sans XML, donc dans un outil WYSIWYG, le traducteur va passer du temps à gérer la mise en page. Il y est même souvent obligé, ne serait-ce que pour avoir un texte propre à lire sur son écran. Comme il n'est pas un expert du sujet, non seulement il y passe beaucoup de temps, mais il peut aussi faire des choix inconsistants par rapport au résultat voulu. Il faudra de toute façon reprendre ensuite, avec ou sans mise en page automatique, mais toujours avec une vérification minimum humaine et souvent un expert de la mise en page pour la finaliser. Une mise en page approximative du traducteur peut compliquer la tâche de mise en page ultérieure. Ce processus coûte donc plus cher 2 fois : une fois chez le traducteur qui ne traduit pas quand il fait de la mise en page, et une fois chez le metteur en page qui doit s'arranger avec une mise en page qui a été altérée sans respecter les règles de l'art par le traducteur.Avec le XML, le traducteur ne se pose pas la question de la mise en page. Il est obligé de se concentrer sur le texte à replacer dans la structure XML d'origine, qu'il ne touche pas. De ce fait, c'est bien à l'expert du sujet, avec ses outils performants auto ou semi-auto de traiter le sujet. C'est beaucoup plus dans la logique d'une chaîne de production documentaire de faire faire au bon endroit, par la bonne personne, avec les bons outils, les bonnes tâches.
Petit plus: les outils de mémoire de traduction adorent le XML: il est très simple d'extraire les chaînes de texte pour les présenter au traducteur, puis régénérer le format XML traduit. Plus la peine de gérer les N versions des innombrables outils de traitement de texte, PAO, localisation.... Avec des résultats parfois approximatifs.
Coût de traduction initiale
|
Coût de mise à jour
|
|---|---|
12cts le mot traduit
2400€
|
12cts le mot traduit, 6cts les parties inchangées
1560€
|
Se concentrer sur ce qui a changé
Que ce soit avec DITA ou DocBook par exemple, un document n'est bien souvent qu'un assemblage de modules. Le plus souvent un document de 300 pages est un assemblages de modules ou "topics": une dizaine ou plusieurs centaines. Et en gérant correctement les évolutions, que ce soit manuellement ou à l'aide d'un CMS, il sera possible de ne transmettre au traducteur que les modules qui auront changé d'une version à l'autre.
Même à l'aide des mémoire de traduction, le traducteur doit vérifier que tout est correct.
Même à l'aide des mémoire de traduction, le traducteur doit vérifier que tout est correct.
Coût de traduction initiale
|
Coût de mise à jour
|
|---|---|
12cts le mot traduit
2400€
|
12cts le mot traduit, 6cts les parties inchangées
Seulement 50% des modules affectés
1140€
|
Exploiter la structure XML
Chaque langage XML permet de spécifier des parties qui ne sont pas à traduire par exemple. En utilisant en outre les possibilités offertes par le codage ITS, cela permet de rendre le travail du traducteur plus efficace et diminuer les risques d'erreur.
Coût de traduction initiale (*)
|
Coût de mise à jour (*)
|
|---|---|
12cts le mot traduit.
2280€
|
12cts le mot traduit, 6cts les parties inchangées
Seulement 50% des modules affectés
1083€
|
D'une modification à l'autre
En utilisant un outil de gestion de contenu XML, l'on dispose de toutes les versions de chaque document: lorsque l'on doit mettre à jour la traduction de la version A vers la version B, on peut connaître l'exacte liste des parties modifiées dans l'original. Il est ainsi possible de fournir au traducteur:
- soit un rapport des modifications, de façon à ce qu'il puisse identifier immédiatement les parties à vérifier ou retraduire et les parties inchangées
- soit une version XLIFF du document qui contiendra les directives adéquates pour le logiciel de mémoire de traduction.
Coût de traduction initiale
|
Coût de mise à jour
|
|---|---|
12cts le mot traduit.
2280€
|
12cts le mot traduit
720€
|
Automatiser toute la chaîne
Pour couronner le tout, magie des documents structurée et des CCMS, il est possible d'automatiser tous ces traitements dans une chaîne qui fait interagir de manière collaborative rédacteurs, traducteurs et chefs de projet. En intégrant un CCMS avec un outil à mémoire de traduction, il est possible de constituer une chaîne intégrée qui permettra de tirer le meilleur parti de toutes ces technologies, tout en rendant l'entreprise à nouveau maître de ses flux de production documentaires.
C'est ce vers quoi nous tendons avec notre projet Calenco.
C'est ce vers quoi nous tendons avec notre projet Calenco.
Simulation d'économies sur la durée de vie d'un projet
Tout en gardant notre document de 100 pages, quelles seraient les économies réalisées sur 3 ans, si le document est mis à jour tous les 6 mois à hauteur de 30%.| Méthode utilisée | Coût de traduction initiale | Coût de mise à jour | Total |
|---|---|---|---|
| Document sous traitement de texte avec outil à mémoire de traduction | 2800€ |
1820€ * 5
| 11.900€ |
| Document XML | 2280€ |
720€ *5
| 5.880€ |
Cet exemple est évidemment simplifié, un projet réel sera moins simple, et une quantité d'autres facteurs rentrera en ligne de compte. Même si l'économie réalisée n'est pas de 50%, elle sera de toutes façons significative.
